Enseignements / Séminaires

Les enseignements et les séminaires 2017-2018

« SÉMINAIRE ETHNOLOGIE ET ARCHÉOLOGIES »
Thème de l’année 2017-2018 : « Sociétés et êtres d’exception. Approche interdisciplinaire et de sciences participatives  »

Université de Strasbourg – Campus Esplanade – les vendredi 14h-17h

Le séminaire accueille des doctorants, chercheurs, enseignants-chercheurs et étudiants de niveau master (toutes disciplines) et est ouvert aux étudiants de licence ainsi qu’au public cultivé dans la limite des places disponibles

Comité d’organisation

Pierre Le Roux, professeur d’ethnologie, Institut d’ethnologie, université de Strasbourg, laboratoire SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe, UMR 7363 CNRS & Unistra), (Strasbourg)

Bernard Moizo, socio-anthropologue, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, directeur du GRED (Gouvernance, Risque, Environnement, Développement, UMR IRD & Université Paul Valéry-Montpellier 3), (Montpellier).

Roger Somé, professeur d’ethnologie, Institut d’ethnologie, université de Strasbourg, laboratoire DynamE (Dynamiques européennes, UMR 7367 CNRS & Unistra), (Strasbourg)

Valéry Zeitoun, paléoanthropologue, directeur de recherche au CNRS, membre du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CR2P, UMR 7207 CNRS & Muséum national d’Histoire naturelle, Université Paris 6, Sorbonne universités, Université Pierre et Marie Curie), (Paris).

Dans toute l’histoire de l’humanité, il y eut des groupes et des individus exceptionnels, élites ou parias, admirés ou méprisés, remarquables et remarqués, doués et maîtrisant un savoir particulier ou simplement à l’écart des groupes sociaux majoritaires. Cette mise en relief ou à l’écart peut être simplement question de personnalité individuelle (adultes surdoués par exemple ; inventeurs ; architectes créateurs, mendiants, tyrans…), et peut aussi provenir du statut et de la morphologie sociale (chefs, rois et affidés dans les espaces sociaux restreints ou larges, actuels ou subactuels ; grands hommes et big men en Océanie et en Asie du Sud-Est ; ouvriers compagnons du Tour de France ; chamanes et guérisseurs…), de circonstances historiques (autres espèces humaines disparues contemporaines de Homo sapiens ; stèles gravées à la gloire des monarques du Cambodge ancien…), de circonstances religieuses et symboliques (anachorètes en Inde et en Asie du Sud-Est ; prosélytisme évangéliste par les actions de développement en Afrique…), de circonstances politiques (think tanks et experts aux Etats-Unis et en Europe ; création récente d’élites suivant les règles du management privé aux ordres de la hiérarchie dans la fonction publique en Europe…), de circonstances sociales, culturelles et économiques (entrepreneurs chinois en Asie du Sud-Est ; planteurs industriels de palmier à huile en Afrique…), ou bien de rapports interculturels hiérarchisés (intouchables en Inde ; captifs en Mauritanie, forgerons en Afrique sub-saharienne ; Amérindiens dans les réserves aux États-Unis et au Canada actuels…). Le sujet est si riche qu’il ne saurait être couvert en l’espace des huit séances du séminaire, aussi faut-il considérer le thème de cette année comme une simple introduction à un ensemble complexe qu’il conviendra d’approfondir par la suite, notamment dans le cadre de futures sessions de ce séminaire.

À la mort d’André-Leroi-Gourhan, professeur au Collège de France, en 1985, Alain Testart, anthropologue directeur de recherche au CNRS, fut l’un des rares à poursuivre en France la fructueuse et difficile collaboration entre archéologie, notamment préhistorique, et l’ethnologie ou, plus largement, l’anthropologie. Après la disparition d’Alain Testart en 2013, la coopération entre ethnologie et ce qu’Alain Testart résumait comme « avant l’histoire » en France est non pas à réinventer mais à réactiver. Cette collaboration est nécessaire parce qu’elle est productive et riche de potentiel et de conséquences probables. Celles-ci intéressent tout aussi bien l’ethnologie que la paléontologie et l’archéologie, fournissant à cette dernière de nouveaux modèles explicatifs ou simplement éclairants, de nouvelles hypothèses de recons-truction sociale pour les peuples disparus, les sociétés primitives au sens propre. Cette collaboration agrandit spatialement le terrain d’observation de la préhistoire au monde entier et particulièrement aux sociétés exotiques. À rebours, elle suscite pour l’ethnologie de nouvelles perspectives et manières d’envisager les sociétés reliques actuelles, lui offrant une extension de son domaine d’action dans le temps long, aujourd’hui trop délaissé en anthropologie.

C’est pourquoi le « séminaire d’ethnologie et de préhistoire » a été créé en 2014, montrant une large ouverture sur l’archéologie préhistorique suivant l’exemple montré naguère par André Leroi-Gourhan et Alain Testart. Depuis 2016, il s’ouvre aussi à la paléoanthropologie et, résolument interdisciplinaire, il se prolonge d’une approche de sciences participatives avec l’intervention de personnes issues de la société civile comme c’était le cas naguère avec les sociétés savantes qui relayaient et parfois dépassaient, les complétant toujours, les institutions académiques et universitaires. L’organisation comme l’intitulé du séminaire ont donc été modifiés. En 2016, il a pris le nom de « Séminaire ethnologie et archéologies » et est aujourd’hui dirigé par Pierre Le Roux, ethnologue ; Bernard Moizo, socio-anthropologue ; Roger Somé, ethnologue ; Valéry Zeitoun, paléoanthropologue. En 2014, le thème du séminaire a été « Des animaux pour les dieux, les morts et les ancêtres : la pratique du sacrifice animal ». Celui de l’année 2015 fut « Le sauvage et le domestique ». Le thème choisi pour l’année 2016 fut « La mondialisation, d’hier et aujourd’hui ».

Le séminaire, à thème annuel, comporte 24 heures, réparties en 8 séances de 3 heures au premier semestre universitaire, à raison de 3 séances mensuelles environ. Il a normalement lieu le vendredi après-midi, de 14h à 17h, aux dates indiquées dans le programme, sur le campus Esplanade de l’université de Strasbourg (salle précisée à chaque séance).

Innovation pédagogique : reprenant le principe adopté en 2016, le séminaire accueille à chacune de ses huit séances un intervenant « senior », chercheur ou enseignant-chercheur, suivi d’un intervenant « junior », chercheur hors-statut, doctorant ou étudiant prometteur diplômé d’un master, afin de permettre à de jeunes chercheurs de se lancer dans la discussion académique en présentant leurs premiers travaux à l’aune critique de leurs aînés.

Deuxième innovation pédagogique : reprenant le principe adopté dès 2015 et reconduit en 2016, des étudiants volontaires en début d’année universitaire, à raison d’un étudiant par niveau (licence sciences sociales 2e année, licence sciences sociales parcours ethnologie 3e année, master ethnologie 1re année, master ethnologie 2e année) suivent la totalité des séances du séminaire et en présentent publiquement la synthèse critique dans les mêmes conditions que les conférenciers invités lors des séances habituelles. Cette formule plaît aux étudiants qui l’ont expérimentée en 2015 et 2016 tant en ce qui concerne les intervenants que les auditeurs, car il s’agit d’un exercice en conditions réelles de prise de parole académique en public, et donc une excellente initiation à la recherche.

PROGRAMME DU SÉMINAIRE ETHNOLOGIE ET ARCHÉOLOGIES 2017 : « Sociétés et êtres d’exception »

1re SÉANCE, 6 OCTOBRE 2017 (14h-17h) salle des conférences (Maison interuniversitaire des sciences de l’Homme en Alsace-MISHA, campus Esplanade, université de Strasbourg)
Ouverture du séminaire
Pierre Le Roux, Roger Somé
Intervenant « senior »
Les grands entrepreneurs chinois de Thaïlande
Jean Baffie (socio-anthropologue, chargé de recherche CNRS e. r., ancien directeur de la Maison Asie Pacifique de Marseille) (La Grande Combe)
Intervenant « junior »
Les architectes de la nature : conception de la nature au Japon dans l’architecture traditionnelle
Mika Tanaka (architecte diplômée de la Tokyo University of Science en « architecture and building engineering », doctorante en ethnologie, Unistra) (Nîmes)

2e SÉANCE, 13 OCTOBRE 2017 (14h-17h) salle des conférences (MISHA)
Intervenant « senior »
Les traces épigraphiques des anachorètes en Inde et en Asie du Sud-Est
Arlo Griffiths (directeur d’études, histoire de l’Asie du Sud-Est, École française d’Extrême-Orient, Lab. HiSoMA-UMR 5189 Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux) (Lyon)
Intervenant « junior »
Les graveurs d’Angkor : épigraphie des inscriptions en sanskrit et vieux khmer du Cambodge ancien
Chloé Chollet (étudiante de master en archéologie et épigraphie, École pratique des hautes études) (Paris)

3e SÉANCE, 20 OCTOBRE 2017 (14h-17h) amphithéâtre 5 (Le Patio, Esplanade)
1er Intervenant
La société des experts dans l’Union européenne
Dostena Anguelova (journaliste aux Dernières nouvelles d’Alsace, docteur en ethnologie de l’EHESS, chargée de cours à l’Institut d’ethnologie en anthropologie politique, université de Strasbourg, laboratoire SAGE, UMR 7363 CNRS & Unistra), (Strasbourg)
2e Intervenant
Les Grands hommes chez les Jawi de Thaïlande
Pierre Le Roux (professeur, Institut d’ethnologie, université de Strasbourg, laboratoire SAGE, UMR 7363 CNRS & Unistra), (Strasbourg)

4e SÉANCE : 10 NOVEMBRE 2017 (14h-17h) salle Alain Beretz (ancienne « salle des thèses », Nouveau Patio, Esplanade)
Intervenant « senior »
Pigeon, l’homme qui volait comme un oiseau et disparaissait comme un esprit. Un rebelle aborigène des Kimberleys à la fin du xixe siècle (Australie)
Bernard Moizo (socio-anthropologue, directeur de recherche IRD, directeur de l’UMR GRED IRD & Université Paul Valéry-Montpellier 3 (Montpellier)
Intervenant « junior »
Le gouvernement par l’élite : le management privé appliqué à l’Éducation nationale
Isabelle Brun (enseignante dans le secondaire, professeur certifié d’histoire-géographie, diplômée d’un master 2 d’anthropologie, Unistra) (Strasbourg)

5e SÉANCE : 17 NOVEMBRE 2017 (14h-17h) salle 120 (Palais universitaire)
Intervenant « senior »
Le compagnonnage et la vie moderne
Nicolas Adell, ethnologue, maître de conférences, université de Toulouse-Jean Jaurès, directeur d’Ethnologie française (Toulouse)
Intervenant « junior »
L’adaptation du droit canadien aux spécificités alimentaires amérindiennes
Morgane Leclercq (doctorante en droit, chaire de recherche en droit sur la diversité et la sécurité alimentaires, université Laval, Québec) (Paris)

6e SÉANCE : 24 NOVEMBRE 2017 (14h-17h) salle Ourisson (Institut Lebel, Esplanade)
Intervenant « senior »
Lucy, Flores et Naledi. Des « grands hommes » de 1,10 m
Valéry Zeitoun (paléoanthropologue, directeur de recherche CNRS, membre du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CR2P, UMR 7207 CNRS & Muséum national d’Histoire naturelle, Université Paris 6, Sorbonne, Université Pierre et Marie Curie), (Paris)
Intervenant « junior »
Les Napo Runa de l’Équateur amazonien
Arthur Cognet (doctorant en anthropologie sociale, université Lumière Lyon 2, membre du Laboratoire d’anthropologie des enjeux contemporains-LADEC, FRE 2002, univ. Lumière Lyon 2, ENS Lyon, CNRS, lauréat 2017 de la Bourse Louise Beyrand & Olivier Toussaint) (Lyon)

7e SÉANCE : 1er DÉCEMBRE 2017 (14h-17h) salle Alain Beretz (Nouveau Patio)
Intervenant « senior »
Les adultes surdoués dans leur vie professionnelle [titre provisoire]
Cécile Bost (diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris, spécialiste du développement économique et de l’aménagement du territoire à Marseille, écrivain et bloggeuse sur le surdon adulte (www.talentdifferent.com), chercheur pair dans le laboratoire de santé publique du Pr Auquier (EA 3279 à l’hôpital de La Timone, Marseille), (Marseille)
Intervenant « junior »
Les industriels du palmier à huile face aux villageois du Gabon
Charlemagne Mouandjouri (doctorant en ethnologie, Unistra) (Strasbourg)

8e SÉANCE : 15 DÉCEMBRE 2017 (14h-17h) salle des conférences (MISHA)

Intervenant « senior »
Les sans-logis de Nanterre, parias parmi les parias
Yann BENOIST (docteur en ethnologie de l’université Paris V-René Descartes Sorbonne-cité, chercheur associé au laboratoire interdisciplinaire « Récits, cultures et sociétés »-LIRCES (UFR LASH, Nice), spécialiste de la pauvreté, des sans-abri et de l’anthropologie de la santé, chargé de cours à l’Institut d’ethnologie de l’université de Strasbourg) (Paris)

Intervenants « juniors »
Synthèse des étudiants
Quatre étudiants de l’Institut d’ethnologie en licence 2, licence 3, master 1, master 2 (Strasbourg)
Conclusion et clôture du séminaire
Pierre Le Roux, Roger Somé

p/o le comité d’organisation

Pierre Le Roux
Professeur d’ethnologie
Institut d’ethnologie
Laboratoire SAGE (UMR 7363 CNRS & Unistra)
Faculté des Sciences Sociales
Université de Strasbourg


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SÉMINAIRE MÉMOIRES D’INDOCHINE : SYNOPSIS 2017

Année universitaire 2017-2018 / Master Asie Orientale Contemporaine (ASIOC) / Semestre 1

ENS de Lyon / Sciences Po Lyon

Mémoires d’Indochine :

La décolonisation et la guerre vécues par les populations du Viêt-Nam, du Laos et du Cambodge

Récits de vie, histoire et littérature : connexions et déconnexions

Lieu : ENS de Lyon, site Descartes

Enseignant : François Guillemot

Courriel : francois.guillemot@ens-lyon.fr

Jour : le mercredi

Horaires : 9h-12h

Salles :  (voir calendrier)

Structure du séminaire :

Chaque séance de 3 heures se décompose en deux parties. La première partie est consacrée à l’étude des documents, auparavant lus par tous. La seconde partie est consacrée aux exposés oraux des étudiants et/ou consiste en une discussion autour d’un documentaire historique. Dans tous les cas, les deux parties exigent la participation active des étudiants.

Description succincte et objectif du séminaire :

L’histoire de la décolonisation de la péninsule indochinoise a le plus souvent été présentée sous l’angle des littératures officielles marquées par le prisme des vainqueurs et dans lesquelles la parole des populations reste assez peu lisible. Le Viêt-Nam échappe en partie à cette règle car les vaincus (en outre, les Américains et les Vietnamiens exilés de la République du Sud) ont chacun de leur côté beaucoup écrit sur leur expérience de la décolonisation et de la guerre. A l’intérieur du pays, aux côtés d’une peinture héroïque et hagiographique de la révolution et de lutte pour l’indépendance, de nouveaux témoignages entendent bousculer les certitudes. Les Cambodgiens ont largement témoigné du destin de leur pays en guerre en particulier de la violence vécue pendant la dictature du Kampuchéa Démocratique. Le procès des Khmers Rouges a ravivé les traumatismes mais aussi refermé une des pages les plus sombres de l’histoire du XXe siècle. Au Laos, les nouvelles réalités locales interpellent les jeunes adultes de la diaspora sur leur identité et la mémoire collective élaborée en exil. A l’appui de nombreuses publications historiques et politiques et de construction de lieux de mémoires imposants, les vainqueurs de ces trois pays continuent d’affirmer leur légitimité gagnée au prix d’un sacrifice de plus en plus mis à mal par les réalités postcoloniales et la parole d’après-guerre.

L’objectif de ce séminaire est d’inverser la tendance générale des histoires officielles pour se plonger dans les récits de vie, témoignages et mémoires des acteurs, de réfléchir sur leur contenu explicite ou implicite, de poser un regard critique sur ces écrits (biographiques et « archives de soi »), de réintroduire ces sources « marginales » de l’histoire dans la « grande histoire » de ces pays. Cette approche, très liée aux enjeux mémoriels, permettra de mieux saisir comment nous sortons d’une période où la conscience historique prévalait pour entrer dans une ère où les mémoires envahissent peu à peu la sphère politique. Mémoires manipulées, mémoires conflictuelles ou juxtaposées, tronquées ou oubliées, chacun de ces aspects sera discuté à travers les textes et les exposés oraux du séminaire. La décolonisation de l’Indochine et ses suites avec l’avènement des États-nations postcoloniaux (Viêt-Nam, Laos et Cambodge) sera donc ici appréhendée à travers la vision originale des témoins et acteurs de ces pays. Il s’agira en quelque sorte de prendre la juste mesure des mémoires, écrites ou orales, pour interroger l’histoire récente de ces trois pays, et tenter d’élaborer une histoire vue du bas.

Cette année, le séminaire sera consacré à la littérature des trois pays de l’Indochine. A travers une série de textes littéraires traduits en français (roman, nouvelles, contes) il s’agira de mettre en avant les connexions qui existent entre ces textes et l’histoire contemporaine de ces pays. Chaque séance abordera une thématique : la révolution, la guerre, l’oppression, la liberté, la vie quotidienne seront appréhendées sous l’angle de la fiction et du parcours de leurs auteurs. Quel est la réception des événements historiques et leur traitement par ces auteurs ? Quelle fut leur expérience personnelle ? Comment combinent-ils fiction et réalité ? Pour des raisons pratiques, la littérature vietnamienne formera l’essentiel du corpus étudié.

Mots clés : littérature ; récit de vie ; nationalisme ; identité ; guerre ; mémoire ; communisme ; oppression ; libération

Sites du séminaire :

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Plan du séminaire (sous réserve de modifications) :

Séance introductive : mercredi 13 septembre 2017

  • Des mémoires en question (notions, modalités, calendrier)

Séance 1 : mercredi 20 septembre 2017

  • L’enthousiasme révolutionnaire

Séance 2 : mercredi 27 septembre 2017

  • La réforme agraire radicale

Séance 3 : mercredi 4 octobre 2017

  • Guerres directes/indirectes

Séance 4 : mercredi 11 octobre 2017

  • Vivre sous le régime communiste

Séance 5 : mercredi 25 octobre 2017

  • Terreur au Cambodge

Séance 6 : mercredi 8 novembre 2017

  • Récits Hmongs du Laos

Séance 7 : mercredi 15 novembre 2017

  • Exils (intérieur/extérieur) et retour au pays natal

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Bibliographie

Instruments de travail :

DALLOZ, Jacques, Dictionnaire de la guerre d’Indochine 1945-1954,Paris, Armand Colin, 2006. Présentation éditeur.

DULUCQ, Sophie, KLEIN, Jean-François, STORA, Benjamin (sous la dir.) Les mots de la colonisation, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2008. Présentation éditeur.

GOSCHA, Christopher E., Historical Dictionary of the Indochina War (1945-1954). An International and Interdisciplinary Approach,Honolulu, University of Hawaii Press/Copenhagen, Nordic Institute of Asian Studies, 2012. (voir lien “Guerre d’Indochine 1945-1956″ ci-dessus). Présentation éditeur.

KLEIN, Jean-François, SINGARAVELOU, Pierre & SUREMAINN, Marie-Albane de, Atlas des empires coloniaux : XIXe-XXe siècles, Paris, Éditions Autrement, Série Atlas/Mémoires, 2012. Présentation éditeur.

TERTRAIS, Hugues, Atlas des guerres d’Indochine, 1940-1990. De l’Indochine française à l’ouverture internationale, Paris, Éditions Autrement, Série Atlas/Mémoires, 2004 (réédition 2007). Présentation éditeur.

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Quelques lectures pour accompagner le séminaire :

ABDOUL-CARIME, Nasir / MIKAELIAN, Grégory et THACH, Joseph (eds.), Le passé des Khmers. Langue, textes, rites, Berne, Peter Lang, 2016. Présentation éditeur.

ANDERSON, Benedict, L’imaginaire national. Réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme, Paris, La Découverte / Poche, 2006. Présentation éditeur.

BROCHEUX, Pierre & HEMERY, Daniel, Indochine la colonisation ambiguë 1858-1954, Paris, Éditions La Découverte, textes à l’appui / histoire contemporaine, 2001, nouvelle éd. augmentée et mise à jour. Version anglaise sous le titre Indochina: An Ambiguous Colonization, 1858-1954, Berkeley, University of California Press, 2011. Présentation éditeur (fr.)

BUI XUAN BAO, Naissance et évolution du roman vietnamien moderne, 1925-1945, Paris, Đường Mới – La voie nouvelle, 1985. Réédition de Le roman vietnamien contemporain : tendances et évolution du roman vietnamien, 1925-1945, Saigon, Tu-sach Nhân-van Xa-hoi, 1972.

CESARI, Laurent, L’Indochine en guerres 1945-1993, Paris, Éditions Belin, Histoire Belin Sup, 1995.

DALISSON, Rémi, Les guerres et la mémoire, Paris, CNRS éditions, 2013. Présentation éditeur.

DOAN CAM THI, Écrire le Vietnam contemporain: guerre, corps, littérature, Paris, PUPS, 2010. Présentation éditeur.

GOSCHA, Christopher, Indochine ou Vietnam ?, Paris, Vendémiaire, 2015. Traduction de Going Indochinese. Contesting Concepts of Space and Place in French Indochina, Copenhagen, NIAS Press, 2012. Présentation éditeur (fr.).

GOSCHA, Christopher, The Penguin History of Modern Vietnam,London, Allen Lane, 2016. Présentation éditeur.

HARDY, Andrew, Red Hills. Migrants and the state in the highlands of Vietnam, Copenhagen, Singapore, NIAS press / ISEAS, 2005. Présentation éditeur.

HARTOG, François, Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Paris, Éditions du Seuil, coll. Points Histoire H458, 2012 (rééd.). Présentation éditeur.

HICKEY, Gerald C., Free in the forest. Ethnohistory of the Vietnamese central highlands, 1954-1976, New Haven, Yale University Press, 1982.

HUE-TAM HO TAI (ed.), The Country of Memory. Remaking the Past in Late Socialist Vietnam, Berkeley, University of California Press, 2001. Présentation éditeur.

IVARSSON, Søren, Creating Laos, The Making of a Lao Space between Indochina and Siam, 1860-1945, Copenhagen, NIAS Press, 2008. Présentation éditeur.

LE FAILLER, Philippe, La rivière Noire, l’intégration d’une marche frontière au Vietnam, Paris, CNRS éditions, coll. « CNRS Alpha », 2014. Présentation éditeur.

PANH, Rithy et BATAILLE, Christophe, L’Élimination, Paris, Grasset, 2012. Présentation éditeur.

PAPIN, Philippe, Viêt-Nam, parcours d’une nation, Paris, Belin / La documentation française, 2003, 2e édition.

PO DHARMA, Du Flm au Fulro : une lutte des minorités du sud indochinois, 1955-1975, Paris, Les Indes savantes, 2006. Présentation éditeur.

RICOEUR, Paul, La mémoire, l’histoire et l’oubli, Paris, Éditions du Seuil, Points Essais 494, 2000 (rééd. 2003). Présentation éditeur.

TARAUD, Christelle, La colonisation, Paris, Éditions Le Cavalier bleu, coll. “idées reçues”, 2008. Présentation éditeur.

TODOROV, Tzvetan, Mémoire du mal, tentation du bien. Enquête sur le siècle, Paris, Robert Laffont, 2000. Présentation éditeur.

WATERSON, Roxana & KWOK Kian-Woon (eds), Contestations of memory in Southeast Asia, Singapore, National University of Singapore Press, 2012. Présentation éditeur.

Numéros spéciaux de revues et articles en ligne :

DOAN Cam Thi, « La nouvelle littérature vietnamienne », La revue des ressources, lundi 12 février 2007. Voir en ligne.

DOAN Cam Thi, « Femme, fantasme et guerre. Genèse d’une parole libre dans « La survivante de la Forêt qui rit », nouvelle vietnamienne de 1991 », La revue des ressources, lundi 2 avril 2007. Voir en ligne.

DOAN Cam Thi, « Vingt ans de littérature vietnamienne : 1986-2006 », La revue des ressources, jeudi 7 juin 2007. Voir en ligne.

VIRGILI, Fabrice (éd.), “Les lois genrées de la guerre”, CLIO Femmes, Genre, Histoire, n° 39, 2014. Voir en ligne.

 

  • Bibliographie spécifique du séminaire : [à venir]

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Travaux à faire et notation :

Présence régulière au séminaire requise, participation active, lecture et commentaire des documents proposés obligatoires (30 % de la note).

Chaque étudiant devra faire le Compte rendu de lecture [CR] d’un ouvrage sur 3 ou 4 pages (maxi) interligne 1,5 accompagné d’une recherche bibliographique autour de l’ouvrage (40 % de la note).

Le même ouvrage sera présenté oralement pendant vingt minutes au cours du séminaire (30 % de la note). Des précisions sur ces travaux seront apportées lors de la première séance du mardi 20 septembre 2016.

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Séminaire, ‘Le Vietnam par les textes des sciences sociales’ par Marie Gibert-Flutre, Paris Diderot

Université Paris Diderot, UFR LCAO, Master 1, 2017-2018, Semestre 1 Jeudi de 17 h30 à 19 h – Bât. – salle – (12 séances réparties du 21/09 au 14/12) Enseignement 44ME06VT (Inalco : VIU4A11C)

Présentation de l’enseignement

Cet enseignement offre un panorama des enjeux de la recherche contemporaine en sciences sociales du Vietnam, à partir d’une initiation à la lecture de textes scientifiques récents (articles, chapitres d’ouvrages collectifs, communications de conférences) dans une perspective pluridisciplinaire et internationale. Les textes du corpus couvrent l’ensemble des domaines des sciences sociales (anthropologie, géographie, sciences politiques, media studies, économie…) et sont rédigés en langues française et anglaise, plus ponctuellement en vietnamien. Cet enseignement est conçu comme une initiation à la méthode de recherche par l’analyse de ses productions : les textes des sciences sociales. Il permet aux étudiants de Master de se familiariser avec l’écriture scientifique et de situer leur premier travail de recherche dans le champ des études vietnamiennes contemporaines, mais aussi de les guider méthodologiquement dans leur travail bibliographique. Le corpus comprenant l’ensemble des textes du semestre est rendu accessible sur le Moodle du cours dès le début du semestre. Les étudiants sont invités à lire à l’avance au moins l’un des deux textes proposés pour chaque séance, afin de participer pleinement à l’analyse et aux débats qui seront menés en classe. (Ce cours est ouvert en enseignement d’ouverture à des non-vietnamophones).

Modalités de validation

Cet enseignement est validé par : – une évaluation de contrôle continu, combinant la participation orale lors des séances (1/3) et la présentation critique d’une fiche de lecture au sujet d’un des textes du corpus à l’oral (2/3). Les étudiants seront invités à choisir le texte sur lequel ils veulent effectuer leur présentation orale et leur date de passage lors de la séance 2. Les étudiants faisant l’effort de choisir un texte en anglais ou en vietnamien seront gratifiés d’un bonus.

Rappel : l’assiduité est obligatoire. – et un examen final : exercice rédactionnel à partir d’un texte de sciences sociales inédit.

Pour plus d’info:

https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/973/files/2017/08/M1S1_2017_planning_Vietnam_sciences_sociales.pdf


Site Web de l'Association française pour la recherche sur l'Asie du Sud-Est: Afrase Follow us Facebook Twiter RSS