Archive pour ‘Uncategorized’ Categorie

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Mai
22

Comment Taïwan fait-il coexister science, politique et religion ? Par Fiorella Allio, Anthropologue

https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/covid-19-la-parole-a-la-science/comment-taiwan-fait-il-coexister-science-politique-et?fbclid=IwAR1ZVKhU4M4EzGu2b3quyAprgor4Xb5JeOst6eVdHI1ufqVF–0GsGrNOOc

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Avr
21

Appel à communications : colloque  » Documenter et décrire les langues d’Asie : histoire et épistémologie »

Ce colloque se déroulera à Paris du 20 au 22 janvier 2021, co-organisé par la SHESL, HTL, ICT et Pays germaniques.
Toutes les informations sont disponibles ici : http://shesl.org/index.php/colloque-shesl-2021/
Les propositions de communication sont à envoyer au plus tard le 15 juillet 2020 à l’adresse shesl@shesl.org

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Avr
16

Appel à contribution. N°38 de la Revue Moussons : L’appropriation de la biomédecine en Asie du Sud-Est.

Les propositions sont attendues pour le 15 juin 2020 au plus tard. Elles devront comporter un titre, un résumé et une brève présentation de l’auteur·e (750 à 1000 mots) et sont à envoyer par courriel à meriem.mzoughi@univ-lyon2.fr. En cas de réponse favorable, les articles complets seront attendus pour le 1er novembre 2020.

Appel à contribution
Moussons n°38 – parution prévue en décembre 2021
« L’appropriation de la biomédecine en Asie du Sud-Est »
sous la direction de Meriem M’zoughi (EVS, UMR5600)


Ce numéro de Moussons propose d’analyser les pratiques biomédicales – issues de la médecine scientifique d’origine occidentale – en Asie du Sud-Est, en s’intéressant à leur diversité de formes et d’usages. Il s’agit d’étudier les manières dont la biomédecine s’inscrit dans des contextes singuliers, comment elle est exercée, adaptée, appropriée, réinventée… Des traitements et des soins afférents à une pathologie, aux conditions d’exercice des praticiens, en passant par les usages des savoirs biomédicaux : quelles sont les spécificités et les réalités locales de la biomédecine ? Il s’agit d’interroger les dimensions du « soin » lorsque celui-ci est produit par des acteurs mobilisant, en se les appropriant, les outils (conceptuels et/ou empiriques) de la biomédecine. Parfois, ces pratiques s’inscrivent au sein d’espaces sociaux où coexistent plusieurs types de savoirs thérapeutiques, nous chercherons donc à comprendre comment ces savoirs s’interpénètrent et se nourrissent mutuellement.
Les travaux pourront porter, par exemple, sur les manières dont les guérisseurs utilisent la biomédecine (imageries et analyses médicales, techniques de consultation, médicaments industriels etc.) dans leur pratique (diagnostic, traitement), ainsi que sur les manières dont les biomédecins font dialoguer, résonner, leurs connaissances scientifiques avec les savoirs dits profanes. Il s’agira aussi de documenter et de décrire les implications et les héritages de la période coloniale, des politiques de santé globale, des activités humanitaires, etc. Comment ces influences diverses ont-elles, concrètement, un effet sur les pratiques de santé et la biomédecine du Sud-Est asiatique ? Dans cette perspective, les propositions pourront s’attarder sur une maladie en particulier ou sur la manière dont les soins sont dispensés dans et hors de l’hôpital. On s’intéressera par exemple à la manière dont les professionnels de santé soignent le cancer, le diabète ou les maladies cardiovasculaires en Thaïlande, en Birmanie ou ailleurs. Les articles pourront également aborder les spécificités locales – en termes de prises en charge, de traitements et de soins – des maladies dites transmissibles (tuberculose, VIH-Sida, etc.) qui, étant au coeur d’enjeux globaux, sont souvent considérées comme une priorité de santé publique. Les contributions pourront traiter de la pandémie de covid-19, d’autres épidémies ou
pathologies, en s’intéressant par exemple à l’articulation entre les recommandations internationales et les pratiques locales, ou en comparant plusieurs pays. L’objectif étant d’étudier les processus d’adaptation et d’appropriation de la biomédecine en décrivant notamment comment les praticiens exercent au quotidien.
Les articles pourront analyser les manières dont les soins sont dispensés à l’hôpital, dans les cliniques privées et dans les centres de santé afin de questionner, plus largement, ce qu’est un « hôpital » et ce que signifie être « médecin » en Asie du Sud-Est. Loin d’être exhaustifs, ces questionnements entendent contribuer à comprendre comment la biomédecine s’immisce dans le quotidien des malades et des familles, ou à l’inverse, comment elle relève de l’exceptionnel. Par l’analyse de ses formes actuelles, quels imaginaires et valeurs charrie-t-elle aujourd’hui dans cette région du monde ?
Ce numéro thématique de Moussons est ouvert à toutes propositions en lien avec les pratiques de santé biomédicales en Asie du Sud-Est. En tant que revue comparative et interdisciplinaire, Moussons accueille l’ensemble des sciences humaines et sociales, parmi lesquelles l’anthropologie, la sociologie et l’histoire.
Les propositions de contribution se feront sous la forme d’un texte de 750 à 1000 mots. Elles devront comporter un titre, un résumé et une brève présentation de l’auteur-e.
Elles sont à envoyer par courriel avant le 15 juin 2020 à meriem.mzoughi@univ-lyon2.fr
En cas de réponse favorable (avant le 1er juillet), les articles complets seront à envoyer pour le 1er novembre 2020. Le format attendu est de 35 000 à 75 000 signes maximum (notes de bas de page et espaces comprises). Les contributions en anglais sont les bienvenues. Pour plus d’informations, merci de consulter la rubrique des conseils aux auteurs de la revue Moussons : https://journals.openedition.org/moussons/1363
Les articles seront relus par le responsable scientifique et un membre du comité éditorial avant d’être évalués selon le processus habituel de double évaluation externe et anonyme. La parution du numéro est prévue en décembre 2021.

Colloques et séminaires, Uncategorized
Mar
04

Summerschool announcement: FieldLing Paris, September 7-11, 2020

Cher.e.s étudiant.e.s, cher.e.s collègues,

Nous avons le plaisir d’annoncer la 12e édition de FieldLing (séminaire d’initiation à la linguistique de terrain), organisé par le LLACAN (UMR 8135), le SeDyL (UMR8202) et le LACITO (UMR 7107), qui aura lieu du 7 au 11 septembre 2020 sur le campus du CNRS de Villejuif.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 avril 2020.

FieldLing est une introduction à la recherche linguistique sur le terrain. Il s’adresse en priorité aux étudiant(e)s M2 et aux doctorant(e)s en linguistique générale, mais il peut également être intéressant pour les étudiant(e)s d’anthropologie envisageant du travail sur le terrain. Le cas échéant, des M1 en faisant la demande peuvent aussi être accueillis en fonction des places disponibles. Le séminaire est homologué par l’INALCO et Paris 3.

Au programme 2020, des sessions de formation pour la linguistique générale (e.g., morphosyntaxe, typologie), la préparation au terrain (e.g., stimuli, enregistrement), le terrain lui-même (travaux pratiques avec des locuteurs de langues différentes) et la structuration des données (e.g., comment écrire un dictionnaire ou une grammaire). Pour plus d’informations, voir le site web de la formation au https://fieldling.sciencesconf.org/ (le site web sera complété au fur et à mesure pendant les mois qui viennent, connectez-vous régulièrement au site pour suivre les mises à jour).

Les langues employeés durant la formation sont le français et l’anglais. Il est recommendé d’avoir des capacités linguistiques dans les deux langues.

Le comité d’organisation

Katharina Haude – SEDYL
Nicolas Quint – LLACAN
Lameen Souag – LACITO
Marc Tang – DDL

Ressources documentaires, Uncategorized
Mar
04

Des archives des guerres coloniales ont été récemment déclarées « classifiées » et sont actuellement rendues inaccessibles aux chercheurs dans les archives publiques

La section LDH de l’EHESS s’inquiète de cette situation , alerte les collègues, et signe la pétition ci dessous , voir le site :   histoirecoloniale.net
Emmanuel Terray, président de la section LDH EHESS

C’est une décision extrêmement grave qui provoque cette alerte exceptionnelle pour les abonnés de notre Lettre d’information.

Des archives des guerres coloniales ont été récemment déclarées « classifiées » et sont actuellement rendues inaccessibles aux chercheurs dans les archives publiques, en particulier au Service historique de la Défense (SHD), bien que les délais prévus par la loi les rendent communicables.
L’association Histoire coloniale et postcoloniale et son site se devaient de participer à une riposte contre cette initiative.
C’est pourquoi une page du site histoirecoloniale.net est consacrée aux articles parus à ce sujet, le jeudi 13 février, dans les quotidiens Le Monde et Mediapart, avec aussi la lettre écrite par dix-sept revues d’histoire et associations d’historiens qui protestent contre cette fermeture :

https://histoirecoloniale.net/Des-historiens-protestent-contre-la-fermeture-de-l-acces-aux-archives.html

Elle comporte une adresse internet pour la signature individuelle d’une pétition, qui peut être diffusée vers différentes listes ou personnes intéressées en invitant à la signer. https://www.change.org/p/emmanuel-macron-nous-d%C3%A9non%C3%A7ons-une-restriction-sans-pr%C3%A9c%C3%A9dent-de-l-acc%C3%A8s-aux-archives-contemporaines?recruiter=837091055&recruited_by_id=60788210-d09e-11e7-9916-0b83ea3d8160&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=petition_dashboard%5D

Autres articles  de notre site en rapport avec ce sujet : https://histoirecoloniale.net/Gilles-Morin-Pour-l-ouverture-des-archives-de-la-guerre-d-Algerie.html
https://histoirecoloniale.net/Publication-des-Actes-de-la-journee-d-etude-sur-les-disparus-de-la-guerre-d.html
https://histoirecoloniale.net/Les-video-de-la-journee-du-20-septembre-2019-sur-les-disparus-de-la-guerre-d.html

Le site histoirecoloniale.net.

Evénements culturels, Uncategorized
Mar
04

Setan Jawa : ciné-concert symphonique, les 20, 21 et 22 mars 2020 au musée du Quai Branly. Avec l’ensemble de gamelan Garasi Seni Benawa et l’orchestre Le Balcon

Le cinéaste et plasticien Garin Nugroho repousse les frontières du cinéma dans un spectacle confrontant film muet, orchestre symphonique et ensemble de gamelan javanais.
Mariage envoûtant entre un film muet noir et blanc, un ensemble de gamelan et un orchestre symphonique, Setan Jawa est un spectacle total. Prenant pour décor l’Indonésie coloniale, le réalisateur indonésien d’avant-garde Garin Nugroho raconte l’histoire de Setio, pauvre villageois qui scelle un pacte avec le diable afin de gagner l’amour de la riche Asih.
Sublimées par les partitions des compositeurs Rahayu Supanggah et Iain Grandage, les images déploient délicatesse et puissance mystique dans un dialogue musical palpitant incarné par 28 musiciens de premier ordre. Pour réserver vos places, rendez-vous ici.

Colloques et séminaires, Uncategorized
Mar
04

Anthropologie comparée de l’Asie du Sud-Est. Marges et pouvoirs centraux dans la péninsule Indochinoise : complexité des processus d’intégration politique et des modalités de différenciation ethnique et culturelle

Vanina Bouté , maître de conférences HDR, université de Picardie (CASE-EHESS-INALCO)

Yves Goudineau, directeur d’études à l’EFEO (CASE-EHESS-INALCO)

Vatthana Pholsena, chargée de recherche au CNRS (CASE-EHESS-INALCO)

Catherine Scheer, maître de conférences à l’EFEO (CASE-EHESS-INALCO)

2e et 4e jeudi du mois de 15h à 18h, à partir du 12 mars 2020 ; Maison de l’Asie (Grand salon), 22 avenue du Président Wilson, 75016 Paris

Le séminaire introduit à l’analyse des relations complexes qui se sont instituées entre les populations occupant les zones de montagnes et/ou de forêts, soit une vaste partie de l’Asie du Sud-Est continentale, et les pouvoirs centraux, coloniaux puis nationaux. Les études sur ces populations dites des marges ont généralement contribué à alimenter une perception antagoniste, soit se situant dans la perspective d’une dilution inéluctable des cultures minoritaires dans les cultures nationales imposées, soit, à l’inverse, mettant en exergue la résistance des minorités ethniques ou leur « fuite » durable au cours de l’histoire face à la logique de contrôle étatique. A partir de l’analyse comparée d’ethnographies détaillées, nous proposons de complexifier cette vision dichotomisée, et par trop réductrice, en montrant des phénomènes d’interaction, d’interdépendance, voire d’appropriation mutuelle entre « centres » et « marges » dans l’histoire récente de l’Asie du Sud-Est

Programme des interventions :

● jeudi 5 mars : – séance annulée

● jeudi 12 mars ;  Yves Goudineau, Introduction. Centres, marches, marges en Asie du Sud-Est. Grands partages et intégrations

● jeudi 26 mars : Bernard Sellato, Tradition orale et enquête ethnohistorique

● jeudi 9 avril : Catherine Scheer, Les minorités montagnardes et l’État cambodgien : Sources historiques et politiques d’assimilation

● jeudi 23 avril : Catherine Scheer, Les minorités montagnardes et l’État cambodgien : Détournements d’une histoire dominante et paroles de contestation

 jeudi 14 mai : Jean Michaud(Professeur invité EHESS; univ. Laval),Discussion sur: « The Art of Not Being Scripted So Much: The Politics of Writing Hmong Language(s)”

● jeudi 28 mai : Vatthana Pholsena, frontières, Etat et élites locales

● jeudi 11 juin : Vatthana Pholsena, Lieux de mémoire et mémoires des lieux : histoire et mémoire sur les marges

Colloques et séminaires, Uncategorized
Mar
04

Laos : le textile dans la littérature classique Conférence de Mme Douangdeuane Bounyavong

Mercredi 11 mars 2020 de 18h30 à 20h30 à l’ INALCO

( Amphi 1, 2ème étage )

65, rue des Grands Moulins, 75013 Paris, métro « François Mitterrand »

La conférencière qui a créé le musée du textile « Ho Moune Thaeng Taeng » à proximité de Vientiane, analyse la symbolique des motifs du tissage laotien en rapport avec la poésie et la littérature.
Douangdeuane Bounyavong, fille du grand lettré laotien Maha Sila Viravong, a vécu au coeur de la culture de son pays. Ancienne consultante en textile pour l’UNICEF, elle est aussi romancière, éducatrice et chercheuse. Docteur honoris causa, lauréate de SEA Write Award, elle est éditrice en chef de Dokked Publishing House.

Inscription souhaitée par courriel à l’adresse paris@ccl-laos.org             
Plus d’informations sur nos activités : http://www.ccl-laos.org

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Mar
04

Une petite histoire illustrée du comics aux Philippines En ce moment au salon de lecture J. Kerchache. Jusqu’au 10 mars 2020

Une nouvelle vitrine à découvrir dans le cadre de #Bd2020 D’un chef-d’œuvre de la littérature à l’industrie du Comics US : une petite histoire illustrée du comics aux Philippines. Héros national philippin, touche-à-tout de génie, le docteur José P. Rizal (1861-1896) est aussi le plus illustre des écrivains de son pays. Pour son ouvrage « Noli me tángere » qui met en cause le colonialisme et la tyrannie exercée dans son pays, il sera fusillé par les Espagnols à trente-cinq ans. Il est également considéré comme le premier des auteurs de bandes dessinées de l’archipel. Folkloriste reconnu, il illustre en 1885 le conte philippin « The Monkey and the turtle ». Dès les années trente, de nombreuses bandes dessinée paraissent aux Philippines où le format comics sera très populaire. Rapidement, le talent des auteurs de l’archipel est reconnu mondialement. De nombreux thèmes sont abordés dans les comics ; la science-fiction et l’horreur ont une place de choix mais on trouve certains titres comme « Love life komiks », série de petites romances. La couverture de ce dernier titre est signée par Cal Sobrepeña (1940-…). Nombreux sont les auteurs philippins de bandes dessinées à avoir travaillé pour les géants américains de l’industrie des comics : DC, Marvel ou encore la Western publishing. Le super-héros des marais, Swamp Thing, est dessiné dans ce numéro de 1976 par le célèbre Nestor Redondo (1926-1995) qui a rencontré le succès dès 1950 avec la super-héroïne philippine « Darna ». On retrouve Nestor au crayon dans le tout premier numéro de » Tales of Ghost Castle ». Son frère Frank, lui aussi illustrateur, a également travaillé pour les séries « Unexpected » ou « Ghosts ». Dans le comics « Ghosts », recueil de nouvelles horrifiques, on retrouve un autre Philippin, Alfredo Alcala (1925-2000), qui travailla également sur la série Swamp Thing. L’épisode « The mad planet » publié dans le magazine de science-fiction 1994 est signé Vic Catan (1948-2004) qui a commencé à travailler dans le studio de Nestor Redondo et qui, comme lui, a travaillé pour les séries « Ghosts » ou « The house of secrets ». Jesse Santos (1928-2013) est le créateur du héros « Dagar l’invincible ». Cette série publiée dans la collection Gold key de l’éditeur Western publishing s’inspire de Conan le Barbare sorti deux ans plus tôt chez Marvel. « Conan » est lui aussi illustré par un célèbre artiste d’origine philippine, Ernie Chan (1940-2012). Voir : http://www.quaibranly.fr/fr/collections/vie-des-collections/actualites/nouvelles-vitrines/une-petite-histoire-illustree-du-comics-aux-philippines/

Colloques et séminaires, Uncategorized
Mar
04

Langue, histoire et sources textuelles du Cambodge ancien et moderne

Séminaire commun EHESS-INALCO, du 13 mars au 26 juin 2020, les vendredis de 10 h à 12 h, à l’INALCO (salle 5.16, 65 rue des Grands Moulins 75013 Paris)

Éric Bourdonneau (maître de conférences à l’EFEO, membre du CASE, UMR 8170, CNRS-EHESS-INALCO)

Grégory Mikaelian (chargé de recherches au CNRS, membre du CASE, UMR 8170, CNRS-EHESS-INALCO)

Joseph Thach (maître de conférences à l’INaLCO)

Ce séminaire se propose de mener conjointement l’examen de corpus de natures et d’époques différentes (inscriptions des grandes « maisons » aristocratiques angkoriennes, décrets royaux et inscriptions modernes ou encore recueils de contes) en relevant, dans chacun des cas, les éléments susceptibles d’alimenter une première réflexion sur la pratique de l’écrit (et son inscription plus ou moins profonde dans l’oralité), sur les formes de la mémoire et sur l’élaboration des principes du droit. Ce faisant, il s’agit de s’interroger sur la nature de nos sources (qui ne l’ont pas toujours été en ce sens) en prêtant attention, ici comme ailleurs, à leurs conditions de production, d’usage et de réception.


À travers le thème de la forêt, de ses représentations et de ses usages communs, l’année passée fut consacrée à l’articulation des grandes périodes définies par l’historiographie comme un « âge classique » du Cambodge ancien et une « époque moyenne », lors d’un basculement vers une première modernité qui s’étire entre le XIIe et le XIVe siècle. Le second semestre de l’année 2019-2020 poursuivra cet exercice de périodisation, en prenant pour objet le déploiement inédit des bouddhismes au sein du royaume khmer au cours de ce même intervalle. Diversement qualifiés par l’historiographie – bouddhismes mahāyāna, tantrique, theravāda, cingalais –, ils ont aussi tardivement été reconnus comme procédant d’une unité de lieu significative – le fameux « bouddhisme des Khmers » contemporains, cher aux recherches de François Bizot. En renouant avec les travaux du grand Paul Mus, on s’interrogera en particulier sur l’inscription de ce « bouddhisme des Khmers » dans une histoire sur le temps long. Huit intervenants se succéderont de façon à confronter l’examen des propositions mussiennes – et de l’ultime formulation que le savant en proposa dans un ouvrage encore inédit, Masques d’Angkor – et les avancées plus récentes dans la compréhension du déploiement de ce(s) bouddhisme(s) au sein de la Péninsule indochinoise, et plus largement de l’Asie du sud-Est.

 Calendrier des interventions :

– 13 mars : Éric Bourdonneau (EFEO, CASE) : « Séance introductive. Quelle histoire sociale du bouddhisme lors du ‘Moyen-Âge’ angkorien ? (1). ‘Perspective ascendante’ et ‘descendante’ chez Paul Mus ».

– 20 mars : Andrea Acri (EPHE, CASE) : « Le bouddhisme tantrique en Asie du Sud-Est (VIIIe-XIVe siècles) »

– 27 mars : François Lagirarde (EFEO) : « Thémis et Nomos : héritage theravādin et invention du bouddhisme des Thaïs »

– 3 avril : Ashley Thompson (SOAS) : « Au croisement des études khmères et bouddhologiques : présentation du livre Early Theravadin Cambodia: Art Historical and Archaeological Perspectives (ouvrage collectif édité par A. Thompson, NUS Press, à paraître) »

– 24 avril : exposé des étudiants

– 15 mai : Éric Bourdonneau (EFEO, CASE) : « Quelle histoire sociale du bouddhisme lors du ‘Moyen-Âge’ angkorien ? (2). Autour de la tonsure de Jayavarman VII, éléments d’une trichologie angkorienne »

– 29 mai : Grégory Mikaelian (CNRS, CASE) : Masques d’Angkor. Art abstrait et réalités bouddhiques. A propos du livre inédit de Paul Mus sur le Bayon (1)

– 5 juin : Grégory Mikaelian (CNRS, CASE) : Masques d’Angkor. Art abstrait et réalités bouddhiques A propos du livre inédit de Paul Mus sur le Bayon (2)

– 12 juin : Vincent Tournier (EFEO) : « L’un et le multiple : l’étude de la bouddhologie du Mahāyāna après Paul Mus »

– 19 juin : Grégory Kourilsky (EFEO) : « Regard rétrospectif sur les travaux de François Bizot consacrés au bouddhisme de l’Asie du Sud-Est (1976-2000) »

– 26 juin : Joseph Thach (INaLCO) : « Les termes d’adresse monastiques en khmer »

Site Web de l'Association française pour la recherche sur l'Asie du Sud-Est: Afrase