Archive pour ‘Colloques et séminaires’ Categorie

Colloques et séminaires
Mar
18

L’écriture à la lettre : usages épigraphiques et réflexion littéraire en Asie du Sud-Est à partir du 12 mars 2019 à la Maison de l’Asie

Colloques et séminaires
Fév
15

L’Insulinde à la croisée des mondes, 15/03/2019, Musée du Quai Branly-Jacques Chirac

L’Insulinde à la croisée des mondes
Rencontre et sortie d’objet avec Romain Bertrand et Constance de Monbrison
Les océans séparent autant qu’ils relient ; les mers divisent autant qu’elles unissent : telle est l’une des grandes leçons de l’œuvre braudélienne. Une leçon entendue, méditée et prolongée par Denys Lombard dans son maître-livre, Le Carrefour javanais. Essai d’histoire globale, publié en 1990 et dont la fortune critique ne s’est depuis lors jamais démentie. L’Insulinde – espace maritime par excellence – a bien été, au bas mot dès le XVe siècle, une zone de connexions denses entre une pléthore d’univers : culturels et linguistiques, évidemment, mais tout aussi bien sociaux et politiques. De la façon dont se sont entremêlés, et parfois entretissés ces univers au temps des «premières mondialisations » portent témoignage des récits, des vestiges – et des objets. Un objet en particulier, issu des collections du musée, et dont le commentaire servira de point de départ à une réflexion sur la façon dont la connaissance du cas insulindien peut nous aider à élaborer les outils d’une «histoire-mondes».
Avec Romain Bertrand, directeur de recherche à Sciences Po, auteur de L’Histoire à parts égales : récits d’une rencontre Orient-Occident, XVIe -XVIIe  siècle, Le Seuil, 2011 et Constance de Monbrison, responsable de collections Insulinde au musée du quai Branly – Jacques Chirac.
Le vendredi 15 mars 2019 de 18:00 à 19:30
Salon de lecture Jacques Kerchache
Objets présentés : Textile ou vêtement en coton, Philippines – Sulu (20e siècle) n° 70.2007.44.1 (voir ci-dessus)
                              Foulard de tête, Philippines – Sulu (fin du 19e-début du 20e) n° 70.2017.17.1 (voir ci-dessous)
Colloques et séminaires
Fév
11

Conference : Hélène Njoto, Sultans and master-builders in Java: Pioneers of early modern architecture history in Indonesia (16th c.-early 19th c.), 28 février, KITLV, Leiden

Sultans and master-builders in Java: Pioneers of early modern architecture history in Indonesia (16th c.-early 19th c.) par Hélène Njoto

28 Février, KITLV, Leiden

Javanese constructions in masonry from the early Modern period are outstandingly absent from Indonesian Modern building historiography. This gap is significant as it covers about two centuries and a half, from the moment Dutch and Chinese merchants settled in Batavia in the beginning of the 17th c. to the intervention of the first European colonial engineers in the second half of the 19th c. This presentation shows how Javanese patrons and master-builders were, in fact, among the first to react and integrate new techniques, such as mortar masonry, as they ordered the most up-to-date military, palatine as well as domestic constructions in the region. While a handful of studies have documented some of these buildings, the overall agency of Javanese sovereigns and their systematic emulation of foreign architectural types has been surprisingly neglected as a phenomenon of the colonial period.

Colloques et séminaires
Fév
11

Séminaire Asie du Sud-Est du CASE – Séance 3 avec Stephen Huard

Dans le cadre du séminaire « Dialogues entre recherches classiques et actuelles sur l’Asie du Sud-Est », nous recevrons le jeudi 21 février Stephen Huard, doctorant à l’Université de l’East Anglia associé au CASE, pour une présentation intitulée « Au-delà du chef de village. Une anthropologie historique de l’autorité dans le centre du Myanmar », de 10h à midi en salle 737.
Vous trouverez dans le dossier Dropbox du séminaire les lectures conseillées (et non en pièces jointes, trop lourdes pour Case Programme) :
– Manning Nash, « Party Building in Upper Burma », Asian Survey 3 (4), 1963, à lire en intégralité (texte court !).
– James C. Scott, « Patron-Client Politics and Political Change in Southeast Asia », The American Political Science Review, 66 (1), 1972, à lire avec une attention particulière pour les parties 3 et 4 (p.101 à 113).
– Melford Spiro, « Ethnographic Notes on Conceptions and Dynamics of Political Power in Upper Burma (Prior to the 1962 Military Coup), Ethnology, 36 (1), 1997, en lecture complémentaire.
Vous trouverez ci-dessous le résumé de l’intervention.

Au plaisir de vous retrouver dans deux semaines,

Elsa Lafaye de Micheaux, Vatthana Pholsena, Paul Sorrentino

Résumé

« Au-delà du chef de village. Une anthropologie historique de l’autorité dans le centre du Myanmar. »

Stéphen Huard

Les chefs de village sont des personnes atypiques dans le paysage politique local du centre du Myanmar. C’est à la fois une institution coloniale et une figure d’autorité traditionnelle. Créés lors de la « pacification » de la Birmanie Supérieure par les Britanniques (1886-1890) pour gouverner les campagnes, les chefs de village ont d’abord été décrits comme des serviteurs de l’administration, usurpant l’autorité des chefs traditionnels sous l’effet d’une rationalisation territoriale de l’État (Scott, 1972 ; Thant Myint U, 2001 ; Mya Sein, 1973).

Néanmoins, les qualités conférées aux figures d’autorités précoloniales (charisme, ancrage local et patronage) ont plus ou moins fait partie de leur apanage en fonction des auteurs et des périodes. En particulier, Manning Nash propose en 1963 une théorie du pouvoir où ces chefs sont réduits à la portion congrue à la faveur des hommes de hpon, dans la mouvance d’une anthropologie politique se focalisant sur le pouvoir comme qualité intrinsèque (Anderson, 1972 ; Errington, 2012) et sur le clientélisme/factionnalisme comme système politique majeur en Asie du Sud Est (Scott, 1972, 1977 ; Spiro, 1997). Il voit dans ces chefs de villages non plus des hommes de pouvoirs, mais des intermédiaires, des courtiers politiques faisant écho aux théories développées par l’École de Manchester (Gluckman, 1949 ; Kuper, 1970).

Après avoir situé cette analyse dans son contexte, il s’agira de retracer l’histoire d’un espace particulier – le village tract de Myinmilaung – afin de replacer les débats sur la nature du pouvoir au sein des transformations politiques de cette localité. L’accent sera alors mis sur les façons dont la perception du passé et des rapports de pouvoir à différentes époques sont autant d’éléments permettant de comprendre la position ambigüe de l’actuel chef de village.

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Fév
11

Prochaine séance du Séminaire Anthropologie des processus de citoyenneté – mardi 12/02, J.C.Wu « La jeunesse en mouvement ». L’implantation, l’évolution et l’appropriation du scoutisme et du guidisme en Malaisie britannique (1910 – 1966)

La prochaine séance du séminaire « Anthropologie des processus de citoyenneté » aura lieu le mardi 12 février de 10 h à 13 h, salle AS1-08, 54 bd Raspail

Nous aurons le plaisir d’échanger à partir de l’intervention de Jialin Christina Wu (ANR ScouTo, MCF Université Paris I)

« La jeunesse en mouvement ». L’implantation, l’évolution et l’appropriation du scoutisme et du guidisme en Malaisie britannique (1910 – 1966)

Initialement conçus pour préparer l’enfant britannique à son futur rôle d’ »homo imperialis », le scoutisme et le guidisme sont indubitablement des outils impérialistes. Ces deux mouvements de jeunesse se développent cependant rapidement bien au-delà de la métropole britannique jusque dans les colonies, où ils s’installent à grande échelle. En Malaisie britannique, ils bénéficient même d’une immense popularité parmi la jeunesse autochtone et les élites locales, à tel point qu’ils survivent à sa décolonisation. Comment expliquer ce paradoxe, une telle popularité et une telle pérennité de structures impérialistes auprès d’autochtones et de nationalistes de la Malaisie britannique ? Comment comprendre la réappropriation par les nationalistes autochtones de ces mouvements pour la formation des enfants vers une « bonne citoyenneté́ » dans une certaine forme d’« ingénierie sociale » ?

Colloques et séminaires
Jan
22

L’écriture à la lettre : usages épigraphiques et réflexion littéraire en Asie du Sud-Est : conférences de François Lagirarde à partir du 12 mars 2019 à la Maison de l’Asie

Ecole Pratique des Hautes Etudes
Conférences de M. François Lagirarde de l’École française d’Extrême-Orient
Avec la collaboration de MM. Gregory Kourilsky (Chercheur associé, EFEO/The
Robert H. N. Ho Family Foundation Program in Buddhist Studies) et Javier Schnake
(post-doctorant EPHE)
L’écriture à la lettre : usages épigraphiques
et réflexion littéraire en Asie du Sud-Est
Si l’épigraphie de l’Asie du Sud-Est a oeuvré à la fondation des sciences historiques et philologiques,
de la paléographie et de la linguistique, elle peut également être observée à l’aune du fait
épigraphique lui-même – par exemple pour souligner la relation existant entre le message et sa
manifestation matérielle.

À partir de l’étude d’un choix d’inscriptions de l’Asie du Sud-Est, le projet « L’écriture à la lettre »
cherche à saisir les usages épigraphiques des royaumes « indianisés » qui dominaient les territoires
aujourd’hui répartis entre la Thaïlande, le Laos, le Cambodge, la Birmanie et le Vietnam. Le
séminaire proposera ainsi d’analyser les « faits d’écriture », manifestations formelles (graphies,
structures, langues, emprunts, registres), matérielles (supports, techniques, ressources humaines et
économiques mobilisées) et symboliques (place dans l’espace social ou architectural, motivations
politiques, fonction religieuse). L’examen de cette « conscience de l’écrit » devrait permettre
d’éclaircir les conditions de production de ces documents pluriséculaires, de fixer leurs limites
sémantiques et d’expliquer les enjeux idéologiques qui les sous-tendent.

Le séminaire fera appel à différents chercheurs qui seront invités à intervenir ponctuellement sur leur
aire culturelle ou géographique de spécialisation pour conduire à une approche élargie des cultures
de l’écrit dans les royaumes et principautés de Sukhothai, du Lanna, du Laos et des Tai de Birmanie
et des Sipsongpanna.

Tous les mardis de 10 h 30 à 12 h 30. À partir du mardi 12 mars 2019, Grand
salon de la Maison de l’Asie, 22 avenue du Président Wilson, 75116, Paris.

Les personnes souhaitant assister aux conférences peuvent d’ores et déjà se manifester à l’adresse
« francois.lagirarde@efeo.net » afin d’être tenues informées de l’actualité du séminaire.
Colloques et séminaires
Jan
22

ASEAN-CHINA-NORMS – NETWORK LAUNCHING & SEMINAR PARIS 1rst of February 2019

Colloques et séminaires
Jan
22

Séminaire Partitions territoriales : imaginaires et représentations

La prochaine séance du séminaire « Partitions territoriales : imaginaires et représentations » se déroulera vendredi 25 janvier, de 14h à 17h, salle A7-37 (EHESS, 54 bd raspail, Paris 6e): 

Rencontre avec Marcelino Truong, auteur du roman graphique Une si jolie guerre (Denoël, 2012) : L’art pour mieux panser l’Histoire.

Avec projection du film Mille jours à Saigon de Marie-Christine Courtès (Vivement lundi ! productions, 2012).

  • Modérateur : François Guillemot (CNRS/IAO)

En deuxième partie de séance, Benjamin Joinau (Hongik University) présentera ses travaux :

« Division et sexuation, catégories cognitives? »
Nous nous réjouissons par avance de vous y retrouver.
Anne Castaing, Benjamin Joinau, Delphine Robic-Diaz
Colloques et séminaires
Jan
22

Seminaire général du CASE – Recherches classiques et actuelles sur l’Asie du Sud-Est – à partir du 31 janvier 2019 – salle 737, 54 bd Raspail

Colloques et séminaires
Jan
22

Séminaire Langues, histoire et sources textuelles du Cambodge ancien et moderne

Année 2018-2019 (premier semestre 2019)

           

Séminaire commun EHESS-INALCO, du 15 mars au 21 juin 2019,

les vendredis de 10 h à 12 h, à l’INALCO (salle 6.11, 65 rue des Grands Moulins 75013 Paris)

Éric Bourdonneau (maître de conférences à l’EFEO, membre du CASE, UMR 8170, CNRS-EHESS)

Grégory Mikaelian (chargé de recherches au CNRS, membre du CASE, UMR 8170, CNRS-EHESS)

Joseph Thach (maître de conférences à l’INaLCO)

 

Cette année, nous poursuivrons l’étude du corpus de Banteay Srei en prenant la suite de la traduction de K.569, datée du début XIVe siècle. On se penchera en particulier sur la nature et les implications historiques du litige dont les lapicides de l’époque moyenne ont jugé pertinent de remémorer l’existence, plus d’un siècle après qu’il soit advenu sous le règne de Jayavarman VII.

En effet, entre autres choses mais avant toute chose, K. 569 donne le récit singulier d’un dol occasionné par un échange entre du « cuivre » et du « bois à brûler ». La singularité d’un tel récit du temps jadis tient à la mise en scène d’un échange marchand comme étant intégré aux institutions royales, à travers l’action d’officiers ou de dépendants préposés à diverses activités essentielles à la marche de l’économie cultuelle (collecteurs de bois à brûler, négociant du Trésor royal), tout en donnant à penser l’avènement d’une relative autonomie de l’échange marchand, en raison, peut-être, d’une rareté inédite des ressources premières comme le bois de forêt.

C’est en effet tout un contexte historique de temps long qui se laisserait saisir ici au couchant du ‘moment impérial’ angkorien lorsque, après une phase d’expansion séculaire dont l’apex se situe au XIIe siècle, la grande forêt profonde se raréfie des suites de l’extension de l’habitat, des cultures, et de l’intensification du défrichement. De ressource inépuisable soumise au régime juridique du bien commun, la forêt deviendrait alors l’objet de convoitises et de contrôles accrus, entraînant d’une part une mise en cause des droits d’usage, et d’autre part la monétisation de ses ressources. C’est par ailleurs au sein de la même séquence historique (XIIe-XIVe siècles) qu’interviennent les prémisses d’un littoralisation de la région sud-est asiatique, durant laquelle la culture étatique ‘potamique’ du Cambodge ancien va progressivement s’infléchir pour revêtir une dimension ‘thalassique’ accusée, à la faveur du développement du commerce maritime ; par la suite, naîtront en synchronie les corpus juridiques des royautés de l’époque moderne, réglementant non seulement le négoce mais aussi l’accès aux ressources et le feuilletage de droits étatique et coutumier dont elles relèvent.

En quelque sorte symptomatique d’une situation juridique liminaire, aux prises avec l’expansion économique et la raréfaction consécutive de ses ressources, le premier XIVe siècle cambodgien connaîtrait ainsi, en amont de l’avènement du droit codifié du XVIIe siècle, un de ces aggiornamento de la souveraineté royale dont la maîtrise renouvelée de la « surface d’en-bas (pdai krom) », au premier chef de laquelle figure les espaces communs du royaume, constitue une condition impérieuse depuis au moins le Xe siècle.

Telle est à tout le moins l’hypothèse que nous explorerons non sans convoquer quelques points de comparaison, proches ou lointains. Plusieurs intervenants extérieurs viendront exposer le rapport de communautés agraires aux espaces communs, en particulier celui de la forêt, à la fois ressource quotidienne du pauvre et moteur des échanges au long cours par l’usage varié qui peut en être fait (collecte, chasse, cueillette). Seront aussi envisagées les manières dont s’organise juridiquement, pour l’État royal et les maisons aristocratiques qui le servent, le partage (et l’éventuel recoupement) entre ce qui est perçu comme bien commun immédiat – le terroir, sa communauté villageoise et ses solidarités, soit ‘l’alvéole rizicole’ chère à Paul Mus – ce qui relève d’un espace appropriable au-delà du bien commun – ‘l’aréole forestière’– et ce qui relève enfin d’une appropriation des ressources et des hommes par des forces ‘privées’ – émanation du ‘noyau’ qu’incarne, dans cette métaphore spatiale, la cité royale.

Calendrier des interventions extérieures :

– Vanina Bouté (Université de Picardie/CASE) : 10 mai

– Marie Aberdam (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne/SIRICE) : 17 mai

– Mathieu Guérin (INALCO/CASE) : 24 mai

– Catherine Sheer (EFEO/CASE) : 14 juin

http://case.ehess.fr/index.php?2418

Site Web de l'Association française pour la recherche sur l'Asie du Sud-Est: Afrase