Archive pour ‘Colloques et séminaires’ Categorie

AFRASE, Colloques et séminaires
Jan
14

Rencontres de l’Afrase 2020 24 janvier 2020. Salons de l’EFEO, Paris : Des histoires de familles, alliances, filiations et récits de soi en Asie du Sud-Est

Colloques et séminaires
Jan
14

Journées Abîmes, Abysses, Exo-mondes (S. Rennesson & A. Vallard) – 29/30 Janvier 2020

En tant qu’espèce, nous sommes viscéralement attirés par des milieux-limites, des mondes lointains, mystérieux, pourtant, pour nous, hostiles, délétères, voire fatals. Comment les cavités naturelles, aménagées et artificielles, les mondes sous-marins, les pôles, ou encore les exo-planètes et l’espace, stimulent-t-ils notre inventivité et notre créativité ? Ces rencontres de Techniques&culture invitent à penser ces milieux qui imposent d’autres conditions d’existence à ceux qui les explorent, les visitent, les habitent et/ou les exploitent, notamment du fait des confinements qu’ils impliquent. La claustration, est un aspect essentiel de l’exploration et de l’habitation de ces milieux-limites qui partagent certaines de leurs qualités atmosphériques. Qu’est-ce que leur « atmosphérisation » et les techniques spécifiques de confinement qu’ils suscitent nous révèlent des capacités humaines à coloniser et à habiter le monde ?


Ces 5e rencontres Techniques&Culture sont destinées à discuter des propositions d’articles retenues par le comité de rédaction en novembre 2019 pour le numéro 74 de la revue co-édité par Stéphane Rennesson & Annabel Vallard : chaque auteur (ou collectif) à 10 mn pour présenter son projet, suivi de 10 mn d’échanges.


Mercredi 29 janvier 2020

14h00 ACCUEIL

  • Mot de la revue par Annabel Vallard (CNRS), co-rédactrice en chef de Techniques&Culture

14h30 INTRODUCTION par Stéphane Rennesson (CNRS) & Annabel Vallard

14h50 SESSION 1
Habiter, Simuler, reconstituer

  • Ségolène Guinard (Université Paris 8)
    L’existence capsulaire: de la simulation du monde (BIO23)
  • Benjamin Pothier (Plymouth University)
    ‘Astronauts on Ice’. Missions analogues et liminalité.
  • Gwendoline Torterat (Arscan)
    Suivre une trace, transmettre une ambiance. Le cas des explorations archéologiques à Arcy-Sur-Cure, Bourgogne.
  • Jean-Jacques Valette, Claire Parizel
    Ce qui est en bas… Une enquête performance vivre dans l’empire de la mort (catacombes, Paris)

17h : discussion générale


Jeudi 30 janvier 2020

10h00 ACCUEIL

10h10 SESSION 1 (suite et fin)
Habiter, Simuler, reconstituer

  • Sandrine Teixido (Université de Toulouse), Aurélien Gamboni (HEAD, Genève)
    A tale as a tool. Des récits pour s’équiper face à la catastrophe

10h30 SESSION 2
Explorer, modéliser

  • Philippe Fleury (Université de Lyon 2)
    Explorer, équiper et représenter grottes et réseaux : le Spéléo Club d’Annecy.
  • Kevin Brown, David Caissy, Francis Comte, Alain Delisle, Steve Doyon, David Jaclin, Cassandre Lazar, Serge-Olivier Rondeau, Nicolas Rutherford, Jules Valeur (University of Ottawa)
    Déminer l’anthropo(s)cène, plongées autour d’un site d’extraction désaffecté.
  • Céline Rosselin (Université d’Orléans), Caroline Moricot (Université de Paris I)
    Quand les hommes respirent sous l’eau et volent dans l’air. Cultures matérielles et incapacités naturelles. 
  • Damien A. Bright Roy A. Kimmey (University of Chicago)
    Does anything dive? Against diving as metaphor in the anthropocene.  (sous réserve)

12h00
Présentation des papiers des contributeurs absents  & discussion générale


12h30 PAUSE MERIDIENNE


14h00 SESSION 3
Sublimer le confinement : « vers une nouvelle terrestrialité » 

  • Jacquelene Drinkall (University of Tasmania)
    Telepathy in Xenoworlds.  (sous réserve)
  • Kristell Blache-Comte (EHESS)
    Expérience de la descente en un puit initiatique. Projections mentales, exploration de l’âme, confrontation à l’existence. (sous réserve)
  • Gilles Raveneau (Université Paris Ouest Nanterre) • Abysses, corail et monstres sous-marins.
  • Fabien Clouette (EDESTA-ESTCA), Jeremie Brugidou (GTM-CRESPPA)
    L’existence enchâssée abyssale.
  • Sophie Houdart (CNRS, LESC)
    D’une métamorphose à l’autre. Explorations en creux dans le Tôhoku, Japon.

15h50
Présentation des papiers des contributrices absentes & discussion générale 

16h10
Récapitulation des sessions & clôture par Stéphane Rennesson & Annabel Vallard

Colloques et séminaires
Jan
14

Séminaire du CASE : Programme 2020 mis à jour

https://enseignements-2019.ehess.fr/2019/ue/2823//

Colloques et séminaires
Déc
09

Séminaire Master – Doctorat « Les sciences sociales et l’Asie du Sud-Est » – Stage 13-17 janvier 2020 – INALCO – Ouvert à tous

Du lundi 13 au vendredi 17 janvier 2020 à l’INALCO 65 rue des Grands Moulins Paris 13è (Métro Bibliothèque François Mitterrand) Salle 3.15 (3è étage)

Contact : Manuelle Franck: manuelle.franck@inalco.fr

Objet du séminaire : Cet enseignement, organisé collectivement par des établissements franciliens sous la forme d’un stage d’une semaine, s’adresse aux étudiants en master et aux doctorants en sciences sociales qui se spécialisent sur l’Asie du Sud-est. Il est ouvert aux étudiants de tous les établissements et peut être validé, si les établissements le souhaitent, selon l’assiduité ou selon les règles propres de chaque établissement.

Son objet est le suivant : montrer comment l’histoire, la géographie, l’ethnologie, les sciences économiques, les urbanistes ont abordé l’Asie du Sud-est, tout en dégageant la manière dont certaines particularités historiques, géographiques, sociales et culturelles de cette partie du monde ont pu influencer la constitution des objets de recherche dans ces différentes disciplines. Il s’agit tout à la fois de mettre en relief des traditions scientifiques et des orientations thématiques privilégiées, de souligner l’apport de la région à la constitution de paradigmes disciplinaires, tout en informant les étudiants sur les lacunes constatées. Sur ce dernier point, l’enseignement peut contribuer à un choix plus raisonné des sujets de recherche.

L’une des finalités du séminaire est de faire découvrir aux étudiants de telle ou telle discipline ce qui se fait sur la région dans les champs connexes du savoir et, par rapport à des phénomènes ou problèmes particuliers, de dégager des différences d’approche, qui peuvent s’inscrire ou non dans la complémentarité.

Intervenants : E. Bourdonneau (Archéologie et histoire ancienne, EFEO, CASE), P. Wormser (Histoire moderne, INALCO, CASE), H. Tertrais (Histoire, Université Paris 1, CHAC), D. Allès (Sciences Politiques, INALCO, CASE), N. Fau (Géographie, Université de Paris, CESSMA), K. Peyronnie (Géographie, IRD, PRODIG), N. Lancret (Architecture, CNRS, AUSSER), A.Guillou (Ethnologie, CNRS, LESC), JC. Simon (Sciences économiques, IRD, IEDES).

Colloques et séminaires
Nov
18

Prochain Congrès européen des Etudes philippines – septembre 2020

Colloques et séminaires
Nov
15

Séance 3 « Dialogues entre recherches classiques et actuelles sur l’Asie du Sud-Est »

Pour sa troisième séance, le séminaire « Dialogues entre recherches classiques et actuelles sur l’Asie du Sud-Est » accueille

Lucie Labbé (CASE) qui présentera une intervention intitulée « Danse royale, objet colonial

Points de vue et influences des sources coloniales sur une production esthétique incorporée : la danse de cour du Cambodge »


Date : jeudi 21 novembre 2019
Heure : de 10 – 12h
Lieu : Salle A737, 54 boulevard Raspail, 75006, Paris.


Résumé:  

 
La présentation sera centrée sur des travaux postdoctoraux en cours autour de l’histoire de la danse royale cambodgienne à l’époque du Protectorat et de ses sources. En tant qu’anthropologue, ma démarche ne se veut pas fondamentalement historique, même si elle a d’abord été motivée par la rareté des écrits sur le sujet. Le but, à terme, est de mettre en perspective les enjeux qui sous-tendent l’existence et la transmission de la danse de cour dans le temps, ce afin d’éclairer la situation actuelle.
Mon objet d’étude étant avant tout la danse et ses interprètes, j’ai choisi une perspective croisant anthropologie visuelle et anthropologie de la danse. En effet, la question de la « fixation » dans le temps d’une production corporelle par définition mouvante et éphémère est au centre de mes interrogations : Comment et dans quels buts des « traces » de la danse sont-elles créées, diffusées et perçues au fil du temps ? C’est donc principalement à travers le prisme de l’iconographie produite sur la danse royale khmère au début de la toute fin du XIXe à la première moitié du XXe siècle que je cherche à préciser ce qu’a pu être son rôle au sein de la société cambodgienne, notamment au regard des institutions détenant une autorité politique.
J’inviterai ainsi à une réflexion sur le statut des sources historiques dans le cadre d’une étude d’abord anthropologique, qu’il s’agisse de sources iconographiques ou — comme y invite le séminaire — de sources écrites, ce en prenant en compte les aspects à la fois littéraires et scientifiques de ces derniers, également teintés d’une idéologie colonialiste caractéristique de l’époque. Pour ce faire, je présenterai en particulier le projet de « sauvegarde » du ballet royal cambodgien mis en place par George Groslier, alors directeur des Arts cambodgiens, en mettant en regard la production photographique réalisée dans le cadre de ce projet et l’article « Avec les danseuses royales du Cambodge » qui relate ce même projet. Dans cet article, G. Groslier explicite son plan de sauvegarde sous la forme d’un « journal » présenté comme une production quasi-ethnographique et où percent — parfois clairement, parfois de manière plus insidieuse dans une manipulation du récit — les visées d’appropriation du ballet royal comme objet de légitimation de l’entreprise coloniale et de l’autorité de l’administration française vis-à-vis de la royauté khmère.
Enfin, je montrerai comment les documents iconographiques sur la danse royale produits durant l’époque coloniale font aujourd’hui l’objet d’une « redécouverte » par des Cambodgiens, et notamment par des danseurs et chorégraphes. Les récentes mises en scène de la danse de « l’époque du roi Sisowath » par la troupe de Ballet Royal, tout comme la diffusion sur les réseaux sociaux de photographies anciennes de danseuses royales qui s’en est suivie, contribuent à une certaine réappropriation de l’historiographie de la danse et des danseuses par les artistes d’aujourd’hui, ce bien que les discours de l’époque restent vivaces. En effet, je montrerai comment le regard et les actions menés par les colons français tels G. Groslier sur la danse royale cambodgienne ont finalement contribué à sa (re)définition sur le long terme.

Texte de référence : 

GROSLIER George, « Avec les danseuses royales du Cambodge ». Mercure de France, 1(5) : 536-565, 1928.

Textes complémentaires :ABBE Gabrielle, Le service des arts cambodgiens mis en place par George Groslier : genèse, histoire et postérité (1917-1945). Thèse de doctorat en histoire, Paris I-Sorbonne, 678p, 2018.

BARTHES Roland, « Rhétorique des images ». Communications 4 : 40-51, 1964.
COLLEYN Jean-Paul, « Champ et hors champ de l’anthropologie visuelle ». L’Homme 203 :457-480, 2012.
GROSLIER George, Danseuses cambodgiennes anciennes et modernes. Paris, A. Challamel, 180p, 1913.
JEHEL Pierre-Jérôme, « Une illusion photographique. Esquisse des relations entre la photographie et l’anthropologie en France au XIXe siècle ». Journal des anthropologues, 80-81 [en ligne], 2000.
LABBE Lucie, PORTE Bertrand, « ‘Avec les danseuses royales du Cambodge’. Photographier les postures de la danse », Arts Asiatiques 73 : 155-170, 2018.
STOLER Ann Laura, La chair de l’empire : savoirs intimes et pouvoirs raciaux en régime colonial. Paris, La Découverte, 299p, 2013.

En espérant vous retrouver nombreux,

Cordialement
 
L’équipe du séminaire
Elsa Lafaye de Micheaux,
Catherine Scheer,
Bernard Sellato et Paul Sorrentino
Colloques et séminaires
Nov
15

Positionnement en Thaïlande (en France) et dans le monde »

Bonjour à toutes et à tous,

Lors de la première séance de cette année de l’Atelier de doctorant.e.s « Décentrement culturel et circulation des savoirs », nous discuterons la présentation de Pierre PROUTEAU (Doctorant en anthropologie à l’EHESS/CASE et à l’Université Paris-Nanterre/LESC)

Date: jeudi 14 novembre 2019, 15h – 17h

Adresse: Campus Condorcet, Bat. Recherche Sud, salle 0.031, Aubervilliers.

 

Machines et potentiels – le sound system comme dispositif de décentrement et  de positionnement en Thaïlande (en France) et dans le monde

En m’interrogeant sur la place du son amplifié et collectif en Thaïlande – ce que j’appelle sound system, khruang siaeng en Thaï – je commence à m’interroger sur sa place en France. Quel est le potentiel du sound system ? Que fait-il en Thaïlande qu’il pourrait faire en France ? En Thaïlande, il me semble depuis, en fait très longtemps, on cherche à (s’)amplifier, à impressionner perceptivement et esthétiquement, à prendre le pouvoir par les sons et le sens, oralisés, sonorisés, rendus attractifs empruntant à toutes les palettes de l’humain, des plus physiques aux plus métaphysiques, en passant par toutes les émotions, de l‘impact à la caresse, en passant par la révélation. Il existe des armes pour cela et le sound system en est une. Rien de bien particulier à cela, peut-être, mais c’est la Thaïlande qui me l’a appris et ces aspects me semblent y être exacerbés dans beaucoup de contextes.

Le sound system a cette particularité que ses composants peuvent être combinés à l’infini, et surtout multipliés à l’infini, et qu’il peut amplifier et rendre ubique n’importe quel son. Y a-t-il donc une limite au nombre d’enceintes que l’on peut combiner – en fait jusqu’où cela peut-il aller ? Par rapport à ce potentiel, je reviens encore une fois à cette question qui me taraude ; celle de l’engagement. Mais où, en Thaïlande ? En France ? à l’Université ou au dehors ? Très humblement, et en guise de dernière question ; quels pourraient-être les rôles possibles de l’anthropologie, de la musique et du son ? Pour cette mise au point, je propose donc beaucoup d’interrogations sur mon sujet, et sur moi en tant que sujet, dans le cadre d’une immersion aboutie, d’un parcours bientôt en suspension – thèse en cours/fin de rédaction – et enfin quelques pistes et perspectives à discuter. Des écoutes de nombreux enregistrements audios viendront nourrir et illustrer la réflexion.

En espérant vous voir nombreux et nombreuses,

 

Le comité d’organisation :

Laïs Caminoto Geiser  (Doctorante à l’EHESS/IRIS)

Gabriela Del Salto (Doctorante à l’Université Paris-Nanterre, CRESPPA/GTM)

Jose Egas  (Doctorant à l’EHESS/CEIAS)

Pierre Prouteau (Doctorant à l’EHESS/CASE et à l’Université Paris-Nanterre/LESC)

Gloria Truly Estrelita (Doctorante à l’EHESS/CASE)

Plus d’informations:

circulationsavoir@gmail.com

https://enseignements-2019.ehess.fr/2019/ue/3372/

http://www.divergencelab.org

 

Colloques et séminaires
Nov
15

« Relocating Mainland Southeast Asia in Spirit Possession Studies », 29th november 2019, EHESS

Colloques et séminaires, Evénements culturels, Ressources documentaires
Nov
07

Asie-Pacifique : Itinéraires de recherche. Une exposition de la Maison Asie-Pacifique, Marseille

Organisée par la MAISON ASIE-PACIFIQUE, pour fêter ses 20 ans, et à l’occasion des 80 ans du CNRS, cette exposition rend hommage aux travaux de recherche menées de l’Inde à l’Île de Pâques par les membres des laboratoires IrAsia et CREDO, et mobilise les compétences très spécifiques et complémentaires de tous les métiers d’assistance à la recherche de la MAP.

En interrogeant les thématiques développées par les laboratoires dans les différentes régions de l’Asie et du Pacifique : histoire, anthropologie, études et traductions des littératures d’Asie…, l’exposition propose d’entrer au plus près des activités de la Maison Asie-Pacifique.

Fruit d’une organisation collaborative impliquant une mise en commun des savoirs et savoir-faire de toutes et tous, elle vous invite aux voyages et à la connaissance de l’autre.

Le site de l’exposition Asie-Pacifique : Itinéraires de recherche : http://asie-oceanie.cnrs.fr/
La Maison Asie-Pacifique : http://www.maison-asie-pacifique.fr/
Le Centre de Recherche et de Documentation sur l’Océanie : https://www.pacific-credo.fr/index.php/fr/
L’Institut de Recherches Asiatiques : http://www.maison-asie-pacifique.fr/

 

Colloques et séminaires
Oct
25

Invitation au séminaire Asies de l’EFEO de Eric Bourdonneau le 18 novembre 2019

Le prochain séminaire de l’EFEO Paris a lieu le lundi 18 novembre 2019, de 10h30 à 12h,  Eric Bourdonneau (EFEO) intervient sur le thème « Paul Mus, l’« Angkorologie » et les angles (morts) de l’Asie » (entrée libre) 22 avenue du Président Wilson, 75116 Paris.

Paul Mus ne dit pas tout. Contentons-nous de considérer l’angle sous lequel il nous propose de voir l’Asie » suggérait Serge Thion en introduisant la petite sélection de textes de ce grand génie tutélaire des études asiatiques (Mus 1977). Cet angle est bien sûr celui de l’Asie du Sud-Est, très tôt compris comme un lieu de carrefour, de convergence ou d’aboutissement. Il offrait, aux yeux de Mus, le « bon angle » ou, à tout le moins, un angle privilégié pour embrasser sous un même regard la diversité (évidente) et l’unité (relative) des mondes asiatiques. Mettre ses pas dans ceux de Mus n’est sans doute pas, encore aujourd’hui, la plus mauvaise des introductions à l’Asie, comme l’illustrent les nombreux travaux qui continuent de se réclamer de son héritage.

On se prêtera, à notre tour, à l’exercice mais en le délimitant étroitement. Nous nous concentrerons sur le petit nombre d’écrits que Mus a consacrés à Angkor et sur l’éclairage réciproque que ces derniers proposent entre le terrain angkorien et des « perspectives asiennes » plus globales. Mais, ce faisant, nous prêterons aussi attention à ce que, précisément, Mus ne dit pas, à ces non-dits sur lesquels il faut bien revenir et dont l’examen nous paraît offrir une double vertu : d’une part, comprendre les raisons pour lesquelles l’« Angkorologie » – une discipline qui ne dit pas vraiment son nom et qui définit Angkor davantage comme la matière d’une civilisation à découvrir, que comme celle d’une société à comprendre – demeure l’un des « angles morts » des sciences sociales en terrain asiatique ; d’autre part, saisir dès lors, comme en négatif, les conditions du déploiement de ces sciences sociales ailleurs en Asie.

 

Site Web de l'Association française pour la recherche sur l'Asie du Sud-Est: Afrase