Soutenance de thèse de Lucie Labbé – mercredi 6 avril 2016 à EHESS, au Centre Asie du Sud-Est, salle 638, 190 av. de France – 75013 Paris

Lucie Labbé soutiendra sa thèse de doctorat en ethnologie – anthropologie sociale le mercredi 6 avril 2016 à Paris. La thèse, préparée à l’EHESS sous la direction de Mme Bénédicte Brac de la Perrière, s’intitule :

« Danseuses et divinités. Modalités et enjeux de l’apprentissage de la danse de cour cambodgienne »

Résumé de la thèse :

Cette thèse a pour objet la danse de cour cambodgienne qu’elle aborde non seulement en tant que production sociale mais aussi dans ses aspects esthétiques et techniques. D’origine rituelle et palatine, cette forme de danse également nommée « danse classique khmère » est aujourd’hui enseignée dans un contexte étatique institutionnel. Depuis quelques décennies, la danse de cour est aussi enseignée et pratiquée dans les cadres touristique et humanitaire au sein de groupes de danse constitués, le plus souvent, de jeunes gens issus de milieu défavorisés. Des tournées internationales de troupes professionnelles et des associations créées par des Cambodgiens de la diaspora ont également contribué à l’exporter hors du Cambodge. Partant de ces observations, les conditions dans lesquelles le « savoir dansé » est aujourd’hui incarné hors de la cour sont examinées afin de mettre en évidence le rôle actuel de la danse et des danseuses. Il s’est avéré que, dans les différents contextes où elle existe, la danse de cour n’apparaissait pas seulement comme un symbole visible de l’identité cambodgienne. En effet, une efficacité rituelle lui est toujours reconnue dans certains cadres, en particulier celui du ministère de la Culture et des Beaux-Arts. Là, l’apprentissage est particulièrement rigoureux et rythmé par des cérémonies qui actualisent le lien entre les générations passées et présentes de maîtresses et d’élèves. Les danseuses, forgées par la danse à la fois dans leur corps et dans leur esprit, incarnent des modèles de femmes khmères dans un cadre ethnico-national où la royauté demeure un référent social. Certaines  revendiquent par ailleurs un nouveau statut d’artiste en développant une expression personnelle dans la continuité mais aussi, pour quelques-unes, dans une forme de rupture avec les référents monarchiques et étatiques.

 

Le jury sera composé de :

  1. Michel ANTELME, professeur, INALCO

Mme Bénédicte BRAC DE LA PERRIÈRE, directrice de recherche, CNRS

  1. Jean-Paul COLLEYN, directeur d’études, CNRS / EHESS
  2. Michael HOUSEMAN, directeur d’études, CNRS / EPHE

Mme Dana RAPPOPORT, chargée de recherche, CNRS / EHESS

Mme Ashley THOMPSON, maître de conférence, SOAS (Royaume Uni)

 

Informations pratiques :

La soutenance aura lieu le mercredi 6 avril 2016 à 14h au Centre Asie du Sud-Est (CASE),

Bâtiment Le France

salle 638 (6ème étage)

190 avenue de France

75013 Paris

Accès : Métro ligne 6 station Quai de la gare ou bus 89 Bibliothèque François Mitterrand

 

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