Soutenance de Stéphanie Khoury (Ethnomusicologie, Cambodge)

Stéphanie Khoury soutiendra publiquement sa thèse de doctorat en ethnologie, spécialité ethnomusicologie, intitulée :

Quand Kumbhakār libère les eaux. Théâtre, musique de bi bādy et expression rituelle dans le lkhon khol au Cambodge

le jeudi 16 janvier 2014 à 14h à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense,  à la Maison Archéologie & Ethnologie René Ginouvès (MAE) en salle 308 du LESC (3e étage).

Stéphanie Khoury soutiendra publiquement sa thèse de doctorat en ethnologie, spécialité ethnomusicologie, intitulée :

Quand Kumbhakār libère les eaux. Théâtre, musique de biṇ bādy et expression rituelle dans le lkhon khol au Cambodge 

le jeudi 16 janvier, à 14h à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Maison Archéologie & Ethnologie René-Ginouvès (MAE) en salle 308 du LESC (3ème étage).

En présence d’un jury composé de :
Michel ANTELME (Professeur, INALCO, pré-rapporteur)
Jean-Michel BEAUDET (Professeur, Université de Paris Ouest Nanterre-La Défense)
Hélène BOUVIER (Chargée de Recherche, CASE, CNRS)
Giovanni GIURIATI (Professeur, Università di Roma « La Sapienza », pré-rapporteur)
Anne GUILLOU (Chargée de Recherche, CASE, CNRS)
Gilles TARABOUT (Directeur de Recherche, LESC, CNRS)
Sabine TREBINJAC (Chargée de Recherche HDR, LESC, CNRS)

Résumé

Cette thèse de doctorat porte sur la pratique du lkhon khol attachée au monastère bouddhique de Svāy Aṇtaet, lequel se situe dans un village proche de la capitale Phnom Penh. Ce théâtre d’hommes masqués met en scène des épisodes guerriers du Rāmakerti, version khmère du Rāmāyaṇa indien, soutenu par un orchestre de biṇ bādy. Les danseurs sont dissimulés sous des masques de papier mâché ou un maquillage. Leurs chorégraphies miment la trame de l’épopée que déroulent des narrateurs assis en marge de l’espace scénique tandis que des bouffons viennent ponctuellement perturber la mise en scène. Le lkhon khol est un rituel saisonnier se tenant au début d’un nouveau cycle annuel, mi-avril. La représentation est encadrée par des cérémonies d’ouverture et de clôture du rite qui relient le jeu aux expressions religieuses locales, notamment à travers l’usage des répertoires musicaux du biṇ bādy. Ce théâtre est alors une offrande aux esprits tutélaires du sol sur lequel se trouve le monastère et permet à la population de renouveler les liens qui la lient à ces entités.
Cette étude monographique présente un rite complexe dont l’analyse croise différentes approches complémentaires afin de mettre en valeur les contributions à l’expression rituelle des différentes composantes de la mise en scène. L’acte théâtral est induit par l’expérience collective que partagent les danseurs, bouffons, narrateurs et musiciens. Il se construit ainsi sur la base d’associations entre des référents sonores (musique, parole) et corporels (danse, présence scénique). L’analyse des représentations théâtrales met en avant une construction particulière de la mise en scène qui préfigure l’ordre cosmique et la fertilité agraire. La pertinence sociale du rite est examinée à travers la façon dont se prépare et se tient le théâtre, par la mémoire sociale qui se crée autour de sa pratique et par l’expression religieuse collective qu’il constitue. Enfin, considérer le lkhon khol et le biṇ bādy dans une perspective régionale et historique permet de replacer l’expression rurale au sein de la sphère socioreligieuse khmère.

 

 

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